Talents lorrains #2

sélection talents lorrains 2

Toujours en quête de talents locaux, Transmédia Nancy vous a concocté une seconde sélection grâce aux contributions de nos membres et de nos lecteurs, qui tous se révèlent pleins de vitalité et d’invention. Qu’on se le dise, la scène rock et « underground » (littéralement, dans les caves !) a tout à nous envier. Et Tracks n’a qu’à bien se tenir !

Pour la sélection #3, n’hésitez pas à partager avec nous vos clips préférés mais également vos fictions préférées (courts métrages), et surtout réalisés par des équipes lorraines via le formulaire de contact.

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Kicah, réalisateur discret sous son béret, a réalisé un clip dubstep electro qui en envoie ! Pour Fat’N’Dirty, il a réalisé « What the fuck is that !?!« .

Le scénario est axé autour de trois thématiques provocatrices et en accord avec l’actualité médiatique : le sexe (la femme animale tenue en laisse par un être cyclope, symbole du voyeurisme), la violence et la drogue (ici le dopage). Kicah nous explique :

J’ai basé son scénario sur un constat de banalisation de la violence, en particulier à travers les médias, en y mettant des références cinématographique de genre (massacre à la tronçonneuse, fight club). Le scénario aborde également le sujet du dépassement de soi, envers et contre tout. La scène de l’arène de combat avec des gladiateurs renvoie à l’idée de la performance que l’homme doit atteindre dans toutes les épreuves de sa vie. Même là, où on lui demande pas de l’être. Les émissions télévisées sont une preuve concrète qu’il faut toujours être le meilleur. Pour ça les gens sont prêts à tout, même à se sacrifier via la consommation de drogues, la violence, la soumission, voire l’humiliation de l’autre.

Avec un budget de 1300 €, ce clip a nécessité deux bons mois de travail. Il a été tourné dans les caves de la Craffe à Maxéville, pour leur côté sombre, froid et hostile. Après 3 semaines de préparation avec deux collaborateurs (administratif, casting, ressources matériel et techniciens, logistique, financement), le tournage s’est effectué sur un week end avec 10 techniciens (du chef opérateur aux maquilleuses), ainsi qu’une cinquantaine de figurants répartis sur les deux jours. Côté matériel de tournage, les cadreurs ont travaillés avec deux appareils photographiques Canon 7D, une Dolly sur rail et 14KW de lumière (!). Enfin, il aura fallu deux semaines pour le montage et la post production sur première pro et after effect. Une véritable grosse production !

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Ambiance moins sombre mais tout aussi déjantée pour Sébastien Lane qui réalise le clip We don’t give a fuck ! (« fuck », c’est la thématique du jour ^^) en mélant l’univers des Skatoprick Kids avec celui du groupe Smokey Donkey.

Sébastien Lane nous donne quelques détails sur ses intentions :

Mixant allègrement action fun, rock’n’roll fluorescent et gore confiture, il est à la fois le premier clip des Smokey Donkey, groupe de la scène rock nancéenne (avec des membres de My dark project), et l’occasion pour les Skatoprick Kids de faire leur première incursion à l’écran. Ces derniers sont 4 personnages de skaters nihilistes aux faciès ravagés par des années à sniffer de la colle et à skater sur la rouille des usines mortes, et dont je souhaite développer les aventures dans une future série de courts-métrages thrash et burlesques.

Côté décor, le clip a été trouné à Metz, dans le gigantesque bowl du Parc de la Seille. Les intérieurs ont été tournés dans une cave (« les caves », c’est la 2e thématique du jour ^^) de la MJC des 3 Maisons de Nancy. L’effet fluo est obtenu grâce à l’utilisation d’une lumière noire et d’une peinture appliquée sur les parois du décor, les instruments, ainsi que comme maquillage pour les musiciens. Le plan final a été tourné en Meurthe-et-Moselle, avec pour volonté de rappeler la vallée de la Fensch… mais là on vous laisse le défi de retrouver l’endroit exact !

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Vous aimez le sale, vous aimez le gore ! Vous en voulez encore ? C’est au tour de Romain Aweduti de vous enchanter avec son clip. Lui même claviériste du groupe Dirty Work of Soul Brothers de Nancy :
Ambiance vintage pop avec une mention spéciale pour l’actrice dont la prestation ajoute une dimension nouvelle au clip. Classique et bien maîtrisé. Côté décor, le clip a été tourné dans une maison à Bar-le-Duc, en Meuse, qui était déjà meublée et qu’il a fallu transformer … un peu, dixit Romain :
Je t’avoue que l’on a quand même un peut retourné la maison !!
Réalisé donc avec leurs propres moyens, ce groupe démontre encore fois que l’on est souvent « jamais mieux servi que par soit même » – quoique parfois … mais ici rien à dire, c’est du bon boulot ! On notera la participation de Bruno Berard Bergery à la réalisation du clip.

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Cela vous a plu ? Dites-le nous, partagez vos informations via le formulaire de contact. N’hésitez pas à faire touner l’info !
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Une réflexion sur “Talents lorrains #2

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